accueil contact rss

LES RISQUES HYDRAULIQUES

PRESENTATION DES RISQUES

 

Au début des années 90, notre Association pour la Défense du Site du Réaltor a été alarmée par le projet du Conseil Général des Bouches-du-Rhône de compléter l’aménagement en voie express à deux fois deux voies de la RD9 entre Aix-en-Provence et Marignane, le long des berges sud du bassin du Réaltor.

L’ADSR et son alliée l’Association pour la Prévention des Inondations de Calas Ouest (A.P.I.C.O.) ont mis en évidence les dangers notables induits par ce tracé Sud. L’ADSR a proposé un tracé alternatif au Nord du bassin.

En effet, par son inscription en tranchée sous la gare Aix-TGV, le tracé Sud exposerait inévitablement les usagers de la voie (80 000 véhicules par jour à l’horizon 2025) et les habitants de Calas (4000 personnes) à des risques hydrauliques majeurs.


Les risques hydrauliques inhérents à la configuration du secteur.

De par la configuration naturelle du secteur du Réaltor, les eaux de ruissellement du principal bassin versant du plateau de l’Arbois et celles en provenance de la zone commerciale de Plan de Campagne se concentrent, par le ruisseau Baume Baragne, sur le secteur du bassin du Réaltor, des quartiers périphériques et, plus en aval, de l’agglomération de Calas.

En 1993, à la suite de pluies torrentielles, plusieurs lotissements de Calas furent gravement touchés, entraînant l’inscription de la commune dans l’arrêté de catastrophes naturelles.


Les risques hydrauliques liés aux aménagements.

Les risques hydrauliques naturels ont été aggravés par la main de l’homme.

La gare Aix-TGV a été entièrement implantée sur le bassin versant de l’Arbois. Pour sa desserte, deux voies parallèles ont été creusées en tranchée sous celle-ci, canalisant les eaux de ruissellement vers le bassin du Réaltor.

Le projet d’aménagement d’une ZAC sur 40 hectares, à proximité de la gare Aix-TGV, accroîtra la surface imperméabilisée et les eaux de ruissellement, en cas de fortes pluies, se déverseront dans ces deux tranchées.
Pour sa part, la zone commerciale de Plan de Campagne a connu des extensions augmentant le volume d’eau qui est rejeté dans le Baume Baragne.

Le projet de tracé Sud du Conseil Général, qui prolongerait les deux tranchées sous la gare Aix-TGV en empiétant sur les berges sud du bassin du Réaltor, viendrait se rajouter aux aménagements réalisés ou en projet, tous concentrés sur la zone de convergence des déversements pluviaux, et multiplierait considérablement le risque hydraulique.

Lors d’épisodes pluvieux exceptionnels, les eaux de ruissellement provenant de ces infrastructures cumulées se concentreraient sur le secteur du Réaltor ainsi que sur son bassin versant et les eaux excédentaires n’auraient d’autre issue que la plate-forme de la RD9 provoquant par ailleurs des inondations dans les lotissements situés en bordure du lac du Réaltor et l’agglomération de Calas.

LES RISQUES HYDRAULIQUES

 

LES ENQUÊTES PUBLIQUES

Les risques hydrauliques sont liés aux aménagements de la gare Aix-TGV, de la RD9, de la ZAC de la gare, et de la zone commerciale de Plan de campagne.

Des enquêtes publiques, au titre de la Loi sur l’eau, ont été réalisées dans le cadre de ces aménagements.


En 1999 :

Lors des enquêtes publiques, au titre de la Loi sur l’eau, relatives à l’implantation de la gare Aix-TGV et à la mise à 2 fois 2 voies de la RD9, l’ADSR et l’APICO, association alliée, ont mis en évidence les risques hydrauliques résultant de ces aménagements.

En effet, l’imperméabilisation de surfaces considérables sur le plateau de l’Arbois, qui s’ajoute à la voie en tranchée de la route RD9, génèrent des flux d’eau importants vers les lotissements en bordure du lac du Réaltor provoquant des inondations dramatiques.

Les faits ont démontré à plusieurs reprises que les craintes des associations étaient avérées.

Le Commissaire enquêteur, lui-même, chargé de l’Enquête publique « Loi sur l’eau » relative à ce dossier, a retenu les conclusions des associations.

Le Commissaire enquêteur a préconisé :
  • une étude globale de tout le réseau hydrographique de la zone tenant compte de toutes les urbanisations réalisées et prévues
  • la mise en œuvre de mesures compensatoires définies par cette étude
  • la création d’un Comité de suivi devant veiller à l’exécution de cette étude et à la réalisation des travaux afférents

Le 28 mars 2000, les associations ont adressé à M. le Préfet de Région, Yvon Ollivier (préfet de 1999 à 2003), un dossier contenant des propositions d’études hydrologiques sur le secteur du Réaltor.

Le 5 Juin 2000, M. le Préfet de Région confortait les réserves des associations et recommandait notamment de considérer « des pluies de périodes de retour centennale mais aussi plus exceptionnelle ».


En 2005 :

Le projet de création de la ZAC de la gare a été soumis à enquête publique au titre de la Loi sur l’eau. Les aménagements hydrauliques prévus par ce projet renforcent les risques mentionnés ci-dessus.

Lors de cette enquête publique les associations ont également démontré la vulnérabilité du lac du Réaltor qui est une réserve d’eau destinée à l’alimentation de l’agglomération marseillaise.

Le Commissaire, chargé de cette enquête, a émis beaucoup de réserves quant aux dispositifs de récupération des eaux pluviales.

Le Commissaire enquêteur a préconisé :
  • une étude globale du site
  • des aménagements capables d’éviter des catastrophes prévisibles

Ces préconisations ont incontestablement renforcé celles du Commissaire enquêteur intervenant sur ce secteur en 1999.


En 2006 :

Si pendant des lustres aucune autorité ne s’est inquiétée des risques de pollution du lac du Réaltor, l’enquête publique, au titre de la Loi sur l’eau, relative aux aménagements hydrauliques de Plan de Campagne et du Baume Baragne, a montré qu’il est temps de se préoccuper de ce problème.

Les associations ont informé le Commissaire enquêteur chargé du dossier de l’état des enquêtes précédentes autour de ce site et lui ont fait part de leurs observations.

Le Commissaire enquêteur a pris en compte le point de vue des associations.



Conclusion

Ainsi, trois commissaires enquêteurs successifs ainsi que le Préfet de Région ont suivi les conclusions des associations :

Tous les aménagements, existants ou à venir, doivent être soumis à une analyse dans le cadre d’une étude hydraulique globale afin que soient réalisés des travaux capables d’éviter les inondations et de préserver de la pollution le lac du Réaltor.

Dès lors, il est incompréhensible que le Conseil Général des Bouches-du-Rhône persiste à vouloir aménager une route à deux fois deux voies à proximité de l’agglomération de Calas.

Dès lors, il est incompréhensible que le Conseil Général des Bouches-du-Rhône persiste à vouloir aménager une route à deux fois deux voies, par définition polluante, aux abords du lac du Réaltor.

Il faut impérativement faire passer le flux de circulation de la RD9, estimé de 60 000 véhicules/jour, en dehors de cette zone.