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Réunion publique d’information du 14 mai 2009, organisée par l’ADSR

Une assistance nombreuse a suivi avec attention la présentation du tracé Nord 2 Vert à la salle du Golf de Cabriès, témoignant ainsi du vif intérêt suscité par le dossier RD9.

Article de l’ADSR du 25 mai 2009

On pouvait remarquer la présence de :

  • Monsieur Richard Martin, maire de Cabriès,
  • De nombreux élus de la municipalité,
  • Un représentant  de  Madame  Maryse  Joissains-Masini, maire d’Aix-en-Provence et présidente de la CPA,         
  • Un représentant de Monsieur Roger Meï, maire de Gardanne,
  • Monsieur Michel Amiel, maire des Pennes-Mirabeau et conseiller général,
  • De nombreux présidents ou représentants d’associations de quartier.

Un diaporama agrémenté de photos, de cartes et de schémas accompagnait les différents orateurs.

 

I- Le Président, Daniel Cheref, après avoir remercié les élus de leur présence, a rappelé les récents développements du dossier.

 

En juillet 2008, le Conseil Général a présenté au Préfet de Région son dossier d’avant-projet sommaire portant sur une variante passant au sud du lac du Réaltor, prétextant l’infaisabilité au nord pour cause d’impact trop important sur l’environnement.

Force est de constater que le Conseil Général n’a pas tenu compte de la préférence affirmée de Monsieur Michel Sappin, en mai 2008, pour un tracé passant au nord du lac…

Le Conseil Général ne cesse depuis de camper sur ses positions malgré :

  • l’amélioration sur le plan environnemental apportée, en novembre 2008, par l’ADSR aux caractéristiques de son tracé Nord,
  • la présentation du tracé Nord 2 Vert, variante ainsi optimisée, en février 2009, à ses responsables de la Direction des Services et de la Direction des Routes.

 

Le tracé Nord 2 Vert représente pourtant l’aménagement le plus respectueux de la Zone de Protection Spéciale (ZPS) du Plateau de l’Arbois. A l’heure actuelle, la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) considère même que son impact environnemental est globalement peu significatif.

Depuis février 2009, le tracé a encore été amélioré.

Le tracé Sud du Conseil Général, quant à lui, est beaucoup plus dommageable sur le plan environnemental car il empiète bien davantage sur la ZPS.


II- Le Conseiller technique, Joseph Cattino, a ensuite dénoncé les nombreux et irréversibles dommages que provoquerait le tracé Sud.


Les impacts sur le lac du Réaltor seraient considérables. Le tracé Sud induirait la destruction des berges du lac et, par son emprise de l’ordre de 6 ha en zone humide de la ZPS, menacerait plusieurs espèces ornithologiques. L’écosystème que représente la deuxième zone humide du département serait gravement atteint.

 

Les risques de pollution du lac par déversements accidentels de produit toxiques et par déversements des eaux polluées du Baume Baragne ne peuvent être ignorés.


Les risques hydrauliques, déjà avérés dans ce secteur, seraient aggravés par l’implantation du tracé Sud ainsi que par celle de la future ZAC de la gare.
Il faut remarquer que sur ce site aucune étude de gestion globale des eaux pluviales n’a encore été réalisée.

 

Les nuisances pour la population seraient extrêmement graves : augmentation de la pollution de l’air, actuellement déjà comparable à celle d’Aix-en-Provence intra-muros, pollution par le bruit qui ne trouverait aucune résolution dans l’utilisation des techniques habituelles (murs antibruit, revêtement spécial).

 

Une plate-forme routière surélevée (à près de 4 m du sol), des murs antibruit démesurés (4 m de haut) et un échangeur complet (5 ha d’emprise, 6 m de hauteur et 40 m de largeur de remblais) auraient un impact visuel majeur pour les habitants du Lac Bleu et pour ceux de l’avenue Jean Moulin. Le paysage des berges Sud du lac serait totalement ravagé.

 

Le trafic local serait mélangé au trafic de transit. Les échangeurs successifs augmenteraient le risque de ralentissements et d’accidents. L’avenue Jean Moulin deviendrait, pour tous les usagers de la route venant des communes situées au sud-est d’Aix-en-Provence, un axe privilégié pour accéder à la voie rapide.

 

De plus, le tracé Sud est un aménagement figé, sans aucune extension possible, qui ne permettrait pas l’implantation d’un Transport en Commun en Site Propre (TCSP).

 

La portion conservée de la RD9 actuelle serait pour les poids lourds (160 mouvements par jour) le seul accès au Centre d’Enfouissement Technique (CET). En cas de ralentissements et de bouchons sur la voie express pour cause de trafic important ou d’accident, elle deviendrait tout naturellement la voie de délestage pour tous les véhicules.

 

Le chantier in situ entraînerait, par sa durée (3 ans) et sa longueur (4,2 km), de graves perturbations : ce serait l’enfer assuré pour les habitants de Cabriès-Calas et pour les usagers de la RD9. Quant aux eaux du lac, elles seraient fortement polluées par le brassage des boues accumulées en fond de bassin, par ailleurs chargées de matières toxiques.

 

Le projet de tracé Sud du Conseil Général aurait des conséquences désastreuses.
La population de Cabriès-Calas ne peut tolérer un projet irresponsable
qui accumule autant de risques et de nuisances.
Le village de Calas serait enfermé dans un triangle infernal entre
la voie rapide, l’avenue Jean Moulin et la RD543.


III- L’expert Pierre Godin, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, a démontré ensuite les avantages irremplaçables du tracé Nord 2 Vert.


Le couloir Nord 2 Vert est le résultat d’un choix entre quatre variantes nord. Il résout de nombreux problèmes.
Le tracé retenu franchit la LGV, en biais à 51°. Il ne passe plus en surface au pied du barrage mais en tunnel à 450 m de celui-ci.

 

L’optimisation technique a été obtenue par :

  • Un profil en long amélioré réduisant l’impact sur la ZPS,
  • L’équilibre des terrassements,
  • La réhabilitation du Grand Torrent,
  • Une tranchée couverte innovante,
  • L’isolation du bruit par des merlons de terre arborés (pas de murs antibruit en béton).

Construit à l’écart de toute urbanisation, le tracé Nord 2 Vert assure la protection totale des habitations. Celle du bassin du Réaltor le sera tout autant par la future réalisation de la déviation du Baume Baragne, financée par le Conseil Général et la SEM, qui permettra l’évacuation des effluents de la ZAC.

 

Le Grand Torrent est également protégé : le tracé traverse le fond de vallée par une tranchée couverte de 290 m de longueur, réalisée en double coque de béton de fibres. Cet ouvrage a été suggéré par le tunnel de la Crête, tranchée couverte de l’autoroute A89 en Dordogne, terminé en 2008.

 

Le fond de vallée et le versant Est bénéficient d’un aménagement paysager et de nouveaux plans d’eau sont prévus pour les oiseaux de la ripisylve. Le Grand Torrent est réhabilité par la création d’un étang de lagunage en amont de la tranchée couverte et stabilisé par des barrages en enrochement provenant des déblais.

 

Le tracé Nord 2 Vert a un impact minimal sur la ZAC de la gare et il assure la desserte directe du CET.

 

Durant les travaux, l’interaction avec le trafic est très faible.

 

Les inconvénients sont relativement limités : allongement du parcours de 400 m et augmentation de 8 % du coût de construction par rapport à celui du tracé Sud.

 

Le tracé Nord 2 Vert ne présente aucun des défauts majeurs du tracé Sud.
Il préserve la population de Cabriès-Calas de tous risques et de toutes nuisances.
C’est l’aménagement le plus respectueux du Plateau de l’Arbois.

Ce tracé doit être le tracé du consensus.


IV- Le vice-président, Michel Prost, a conclu les exposés des différents orateurs et a annoncé la prochaine étape.


Habituellement, un dossier est soumis à l’enquête publique trois ou quatre mois après son dépôt en préfecture. Or plus de 10 mois se sont écoulés et le dossier du Conseil Général est toujours en attente…

 

Malgré tout, nous devons rester mobilisés et répondre présents fin juin. En effet, à cette date, l’ADSR compte organiser une manifestation massive : elle souhaite faire entendre sa voix ainsi que celle de ses nombreux sympathisants auprès des élus du Conseil Général afin que le bon sens prévale enfin.

 

Le maire de Cabriès a ensuite confirmé sa position en faveur du tracé Nord 2 Vert, et a réaffirmé son soutien à l’ADSR.

Le conseiller général s’est dit convaincu par les arguments développés. Il tentera, lors de sa rencontre avec Jean-Noël Guérini le 29 mai prochain, de faire valoir les avantages indéniables du tracé Nord 2 Vert.

 

La réunion s’est terminée par un débat au cours duquel de nombreuses questions ont prouvé l’intérêt et la détermination des participants.