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LGV PACA : Cabriès est-il en danger ?

En 2005, Réseau Ferré de France a ouvert un débat public concernant la Ligne à Grande Vitesse de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Article de l’ADSR du 22 Avril 2008

En 2005, Réseau Ferré de France a ouvert un débat public concernant la Ligne à Grande Vitesse de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La Commission du Débat Public a présenté d’abord une justification de la création de la Ligne à Grande Vitesse vers Nice, qui doit se raccorder à la Ligne à Grande Vitesse Paris-Lyon-Méditerranée.

Les objectifs sont :

  • Améliorer l’accessibilité de la Région (Var, Alpes-Maritimes)
  • Relier à terme Gènes à Barcelone
  • Répondre à la congestion des transports dans la région


Réseau Ferré de France (RFF) a élaboré plusieurs scénarios (une vingtaine), les a comparés et en présente certains de manière privilégiée. Ainsi l’hypothèse dite "à deux axes" est manifestement préférée par les initiateurs.

RFF a "approfondi" 3 scénarios :

  • Dans le premier scénario, la ligne nouvelle se débranche de la ligne à grande vitesse Méditerranée au Nord-Ouest d’Aix (vers Lambesc/Saint-Cannat), longe l’autoroute A8 pour rejoindre le Nord de l’agglomération toulonnaise et poursuivre vers Nice

    Dans cette hypothèse Nice-Paris se parcourt en 3 h 40, Marseille-Nice en 1 h 10.
    Et le coût est estimé à 5,4 milliards d’Euros.


Une nouvelle gare pourrait être construite au Nord d’Aix. À Cabriès, nous héritons d’une circulation automobile accrue car les habitants de la conurbation marseillaise rejoindront la nouvelle gare en voiture, et en passant par Cabriès, comme ils le font déjà pour rejoindre l’Arbois.

  • Dans le deuxième scénario, le raccordement à la ligne TGV-Méditerranée se situe au Sud de la gare Aix-TGV, donc entre la gare et l’entrée du tunnel (à Bonne Brise). La ligne se dirige ensuite jusqu’à l’Est de l’agglomération aixoise, vers Saint-Maximin.

    Dans cette hypothèse Nice-Paris se parcourt en 3 h 45, Marseille-Nice en 1 h 10.
    Et le coût est estimé à 5,1 milliards d’Euros



Du raccordement à l’entrée du tunnel de Bonne Brise à la zone de Simiane, la ligne traverse le territoire de la commune de Cabriès. Où ? Tout dépend du rayon de la courbe de raccordement.

Sachant que le rayon de la courbe peut aller de 7000 m à 5000 m selon la vitesse voulue des trains, la ligne peut passer près des Plaines de l’Arbois, peut traverser Plan de Campagne ou les collines de la Mère, ou passer par la Plaine des Tisserands, Fontaube, pour atteindre les parages de la Malle et contourner Gardanne avant de se diriger vers Saint-Maximin.

La ligne peut passer en tunnel (fort coûteux) ou en tranchées et viaducs : dans ce cas, le territoire de Cabriès est coupé à nouveau par un fossé gigantesque.


Faut-il en arriver là pour faire gagner 5 à 10 minutes de parcours en train à des Azuréens pressés qui continueront à prendre l’avion ?


  • Dans le troisième scénario, qui rejoint l’hypothèse dite "à un axe", la LGV prolonge l’axe Paris- Méditerranée jusqu’à Marseille, qu’elle franchit en souterrain. Une gare souterraine est créée à la Blancarde. Aubagne est franchie en souterrain. La ligne passe au Sud de la Sainte-Baume avant de rejoindre le Nord de Toulon puis Nice.

    Dans cette hypothèse Nice-Paris se parcourt en 3 h 50, Marseille-Nice en 1 h.
    Et le coût est estimé à 5,6 milliards d’Euros.


Dans ce cas, le centre de Marseille est relié directement à Nice, Toulon et Paris et ultérieurement à Montpellier et Barcelone par Avignon.


Dans ce cas, nous sommes épargnés largement par la circulation automobile. Nous pouvons nous rendre à Marseille, Nice ou Montpellier à partir de la Gare Aix-TGV et notre territoire n’est plus en danger d’être traversé par une gigantesque tranchée : en effet la ligne est déjà construite jusqu’à Bonne Brise et la traversée des Pennes-Mirabeau se fait en souterrain par la LGV existante.



Vous ne vous étonnerez pas de savoir que cette hypothèse est préférée par la Communauté du Pays d’Aix, par la Communauté Urbaine Marseille-Provence-Métropole et par le précédent Conseil Municipal de Cabriès. Ce dernier a voté le 23 mars 2005 une motion dans ce sens, à l’unanimité, rejoignant ainsi l’avis de l’actuelle majorité qui a, dans son "Papier Vert" d’avril 2005, proposé une pétition en faveur de cette même solution N°3.